Dossier Maurice Rollinat

 

 

Dossier à destination de la presse et de toute personne souhaitant découvrir Maurice Rollinat, son œuvre et l’association des Amis de Maurice Rollinat

 

1 – Biographie de Maurice Rollinat

2 – L’œuvre de Maurice Rollinat

3 – L’association des Amis de Maurice Rollinat

 

 

BIOGRAPHIE DE MAURICE ROLLINAT

 

Maurice Rollinat est né le 29 décembre 1846 à Châteauroux. Son père, avocat, est un grand ami de George Sand. Sa tante Julie Didion est sa marraine (non pas George Sand, comme on l’a souvent prétendu). Il fait ses études à Châteauroux et retourne chaque été, pour les vacances, dans le domaine familial de Bel-Air (acquis par son père en 1850), au Buret, sur la commune de Ceaulmont.

Clerc à Châteauroux, puis à Orléans (en 1867, année où meurt son père), il gagne Paris à la veille de la guerre qui le ramène à Châteauroux.

George Sand - Portrait à l’encre de Chine de Catherine Réault-Crosnier.

George Sand

Grâce à George Sand et Emmanuel Arago, il obtient d’entrer dans les bureaux de l’Hôtel de Ville. Il rêve d’être édité ; George Sand l’encourage mais l’exhorte à écrire plutôt des poésies pour les enfants. Mais le sombre est déjà la teinte indélébile de son âme.

Maurice Rollinat durant sa période parisienne - Portrait à l’encre de Chine de Catherine Réault-Crosnier.

Maurice Rollinat durant sa période parisienne

Il publie des poésies dans diverses revues, collabore à un recueil tiré à un petit nombre d’exemplaires, Les Dixains réalistes (1876) et figure, la même année, dans Le Parnasse contemporain avec « Les Cheveux ». En 1877, il réussit à faire paraître, mais à compte d’auteur, Dans les Brandes, son premier recueil.

Le 19 janvier 1878, Maurice Rollinat épouse Marie Sérullaz. Revenu à Paris, il fréquente un milieu bohème d’artistes et d’écrivains. Il adhère au club des Hydropathes d’Émile Goudeau et commence à se tailler dans les salons et les cafés, un extraordinaire succès de pianiste et de chanteur, ce qui lui vaut un article retentissant de Barbey d’Aurevilly dans Le Constitutionnel et, au lendemain d’une soirée chez Sarah Bernhardt, un autre article, non moins retentissant, d’Albert Wolff dans Le Figaro.

Maurice Rollinat et sa femme Marie née Sérullaz - Portrait à l’encre de Chine de Catherine Réault-Crosnier.

Maurice Rollinat et sa femme, Marie née Sérullaz

Quand Les Névroses paraissent enfin, éditées par Charpentier, c’est la gloire. Et en même temps une campagne de dénigrement, où est dénoncé le cabotin, le plagiaire de Poe et de Baudelaire. Marie ne supporte pas ses fréquentations littéraires et ils se séparent définitivement. Il quitte alors Paris.

Maurice Rollinat au piano à Fresselines - Portrait à l’encre de Chine de Catherine Réault-Crosnier.

Maurice Rollinat au piano à Fresselines

Le 11 septembre 1883, accompagné d’une comédienne, Cécile de Gournay (Pouettre de son vrai nom), il s’installe à Puy-Guillon, sur la commune de Fresselines, où le couple passera tout l’hiver, puis, en mars 1884, à la Pouge, humble demeure paysanne située à la sortie du village.

Cécile Pouettre, compagne de Maurice Rollinat - Portrait à l’encre de Chine de Catherine Réault-Crosnier.

Sa compagne, Cécile Pouettre

Pendant près de vingt ans, le poète va mener une vie retirée, recevant en toute simplicité ses hôtes des alentours et aussi des Parisiens. Claude Monet y vient de février à mai 1889 et en rapportera vingt-trois toiles. À la Pouge, vont être composés plusieurs autres recueils de poésies, marqués encore du goût de l’étrange, mais aussi des effets apaisants de la campagne creusoise : L’Abîme (1886), La Nature (1892), Les Apparitions (1896), Paysages et Paysans (1899), et un livre en prose En Errant (1903).

Maurice Rollinat durant sa période creusoise - Portrait à l’encre de Chine de Catherine Réault-Crosnier.

Maurice Rollinat durant sa période creusoise

Rollinat poursuit ses compositions musicales éditées par Heugel. Mais son état de santé se dégrade. En 1903, Cécile meurt. Rollinat tente alors par deux fois de se suicider. Le 21 octobre, il est transporté à Ivry dans la clinique du Docteur Moreau de Tours ; il y décède cinq jours après, d’un cancer et non, comme on l’a dit, d’un accès de folie. Il est inhumé à Châteauroux, au cimetière Saint-Denis. Il laisse d’importants inédits que Fasquelle publiera peu à peu : Ruminations (1904), Les Bêtes (1911) et Fin d’Œuvre (1919).

Maurice Rollinat à Fresselines avec son chien Pistolet - Portrait à l’encre de Chine de Catherine Réault-Crosnier.

Maurice Rollinat à Fresselines avec son chien Pistolet

Au XXème siècle, ses poèmes ont longtemps continué à être appris dans les écoles et en ce début de XXIème siècle, il y a toujours des étudiants qui choisissent Maurice Rollinat pour un mémoire ou une thèse ; il y a aussi des sites Internet qui décrivent cet homme et son époque, prouvant que malgré un apparent délaissement, Maurice Rollinat retient toujours l’attention de chercheurs, de collectionneurs et d’amoureux de la poésie. Et bien sûr, il y a l’association des Amis de Maurice Rollinat qui entretient son souvenir par des manifestations, un prix de poésie et l’édition d’un Bulletin annuel d’environ cent-cinquante pages.

Régis Miannay et Catherine Réault-Crosnier

 

NB : Les dessins à l’encre de Chine sont de Catherine Réault-Crosnier.

 

 

L’ŒUVRE DE MAURICE ROLLINAT

 

Le recueil de poésie de Maurice Rollinat, Dans les Brandes (1877), est le premier livre de sa jeunesse. Il n’a pas eu le succès escompté et serait passé inaperçu s’il n’avait pas été suivi par Les Névroses. Il comprend de nombreux poèmes champêtres comme le prémonitoire « Fuyons Paris » (p. 3) ou « La promenade champêtre » (p. 70). Maurice Rollinat témoigne ici de son amour pour les lieux de son enfance comme la Gargilesse (p. 71), les landes, les marais, du plus grand paysage aux humbles insectes. Il nous présente aussi les petits métiers de la campagne comme « La petite couturière » (p. 22), « Les gardeuses de boucs » (p. 35), les animaux communs comme « La vache » (p. 100) ou mal aimés comme « Le crapaud » (p. 116). Deux autres facettes le caractérisent, l’amour de la nature comme dans « L’écrevisse » (p. 147) et la sensualité avec par exemple, « Les cheveux » (p. 76). Sa plume court toujours en vers classiques dans un rythme vivant, dans une prosodie jamais lassante car très diverse dans ses formes et son contenu. Son œuvre se rapproche de Baudelaire par son spleen comme dans « La lune » (p. 17), d’Edgar Poe par son fantastique et son morbide comme dans « Le soliloque du menuisier » (p. 192). Ces caractéristiques se retrouvent aussi dans Les Névroses.

Quand Les Névroses (1883) paraissent enfin, éditées par Charpentier, son talent de musicien et d’acteur du fantastique et du macabre l’ayant certainement aidé à le rendre célèbre, c’est la gloire. Son recueil est divisé en cinq parties : Les âmes, Les luxures, Les refuges, Les spectres, Les ténèbres. Il reflète bien l’ensemble de la personnalité de Maurice Rollinat, les sentiments comme « La Conscience » (p. 6), la sensualité exacerbée comme dans « Le Succube » (p. 66), la nature qui est un baume pour son cœur déchiré comme « Les Fils de la Vierge » (p. 151), le fantastique comme dans « Le Maniaque » (p. 299) et le macabre comme dans « Mademoiselle Squelette » (p. 259).

Les livres qui suivent, ont été écrits à Fresselines.

Dans L’Abîme (1886), hymne grave d’analyse philosophique, la tristesse domine, ainsi que la scélératesse, l’étroitesse du cœur, le remords, la mort. Le poète s’interroge sur la personnalité humaine, « Le Faciès humain » (p. 1), sur ses défauts dont « L’Égoïsme » (p. 31), ses habitudes mornes comme « L’ennui » (p. 64). Maurice Rollinat est fondamentalement pessimiste, voyant surtout les défauts, les penchants malfaisants comme dans « Les Délateurs » (p. 94). Pour lui, l’homme est un être fragile succombant à ses travers jusqu’à la perversité dont « La Luxure » (p. 98). Il n’a plus confiance dans le repentir comme dans « Le Pardon » (p. 214). Il termine cet ensemble philosophique par « Dernière parole » (p. 286) où il voit l’homme regretter le mal uniquement quand il est mort.

Le livre de poésies, La Nature (1892), reflète l’importance de la nature pour Maurice Rollinat. En fin observateur, il donne toute la place à la campagne, aux paysages et aux bêtes dans la sauvagerie et la spontanéité d’un retour aux sources, aux origines de toute vie. Il décrit avec minutie, la beauté des paysages imprégnés des connotations étranges ou rêveuses, morbides et fantastiques ou apaisantes. Les éléments, « Le Vent » (p. 1), « La Canicule » (p. 19), la pluie dans « Effet de Pluie » (p. 161), l’orage avec « La Nuit d’Orage » (p. 212), la brume avec « Matin Brumeux » (p. 302), le temps avec « La Couleur du Temps » (p. 172) entrent en résonance avec des paysages très variés, « Le Champ de Blé » (p. 15), « Impression d’Hiver » (p. 34), « Le Grand Rocher » (p. 201), « Le Petit Paysage » (p. 242), « Nuit de feuilles » (p. 285).

Dans Le Livre de la Nature (1893), Maurice Rollinat rassemble pour les enfants, des poèmes de ses précédents livres. Cet ensemble servira dans les écoles et les poèmes de Rollinat seront appris par les écoliers pendant toute la première partie du XXème siècle. Pour la préface, il a choisi une lettre de George Sand qui l’a conseillé sur son chemin de poésie en particulier auprès des enfants. Dans ce livre, nous trouvons des poèmes centrés sur la nature et les animaux dans l’intimité de leur cadre de vie. De nombreuses personnes connaissent encore par cœur certains poèmes dont « La Biche » (p. 30), « Ballade du vieux Baudet » (pp. 62 et 63), « Le petit Renardeau » (p. 17). Maurice Rollinat sait décrire la beauté dans sa simplicité, comme dans « Le Martin-Pêcheur » (p. 39) ou « Le Liseron » (p. 379).

Les poèmes contenus dans Les Apparitions (1896), sont proches des spectres et d’Edgar Poe, tout en conservant la minutie de description propre à Rollinat. Nous marchons avec « Les deux revenants » (p. 51) ou de « L’homme-fantôme » (p. 24) avec « Les quatre fous » (p. 22), de voleurs sans scrupule dans « L’attaque nocturne » (p. 62), vers « Le précipice » (p. 161). Les amateurs de frissons sont comblés. Pourtant de temps à autre, émergent la féérie comme « Ce que dit la rivière » (p. 121), « La magie du torrent » (p. 126) qui nous réveillent tout à coup comme d’un long cauchemar. Mais le sombre prédomine comme « Dans les bourbiers » (p. 163), « L’arbre mort » (p. 179).

Dans Paysages et Paysans (1899), Maurice Rollinat fait preuve d’un don d’observation rustique et sociale en décrivant les gens de la campagne, « Le Vieux Pâtre » (p. 34), « Le Vieux Chaland » (p. 51), « Le Forgeron » (p. 224) et ceux que l’on ne cite pas habituellement, « L’Abandonnée » (p. 69), « Le Bon Fou » (p. 72), « Gendre et Belle-mère » (p. 81), « La Réprouvée » (p. 137), « La Fille amoureuse » (p. 159). Ils défilent dans la simplicité de leur vie quotidienne qui peut être très animée lorsqu’il les fait parler comme en direct : « R’commenc’ras-tu ? fait-il, ou là, comme un’ vipère, / J’te coupe en deux ! J’t’écras’ la cervell’ sur ton drap ! » / Elle gémit : « Jamais, grand-père ! » (p. 249)

En Errant (1903) est un livre en prose préparé par le poète de son vivant, revu et corrigé par lui, mais paru après sa mort. Il reflète la philosophie de Maurice Rollinat vers la cinquantaine, de plus en plus fatigué et malade. C’est un fameux pêcheur qui parle dans « Pêcheurs de truites » (p. 3), un amoureux de la nature dans « Prairies enchantées » (p. 170), un fervent de fantastique et d’étrange dans « Le Manoir tragique » (p. 89) ou de morbide dans « Les Enfants bizarres » (p. 99). Ses pensées sont parsemées au fil de cet ouvrage, les unes derrière les autres, telles qu’elles apparaissent dans la spontanéité de leur expression. Son esprit torturé apparaît comme dans « La Lanterne sourde » (p. 155). Les textes « Ce que dit la Vie » (p. 289), « Ce que dit la Mort » (p. 309) mettent un point final à sa réflexion.

Terminons par ses trois livres posthumes publiés chez Fasquelle et parus grâce à l’aide de Gustave Geoffroy à partir d’importants inédits.

Dans Ruminations, proses d’un solitaire (1904), Rollinat réfléchit aux soubresauts de l’âme humaine, à nos pulsions, nos pensées. Pour lui, tout est vain. Il en extrait une philosophie pessimiste entrant en résonance avec L’Abîme.

Ses pensées correspondent à l’énonciation d’idées fixes sans cesse remâchées, et qui nous font pénétrer dans les visions du poète (p. 50). Il exprime « l’horreur », « le vide » (p. 4), « l’infini », « le néant » (p 5), les éléments (p. 4), l’attrait de la chair (p. 17), le rêve du poète (p. 80), la « perversité » (p. 105), « le meilleur » et « le pire » (pp. 132 et 133), « le besoin de gloire ou d’argent » (p. 133), le « fond de la conscience » (p. 160), « le mystère magique purement engendré par ses songes » (p. 209), « le vice » (p. 220), la mémoire des bêtes (p. 237), l’attirance charnelle (p. 238), les arts, « la musique » (p. 240), la « solitude » (p. 254), le « chat » (p. 270), « notre vaine apparence », « jusqu’à l’heure du grand sommeil de la mort » (p. 294). Ce livre permet de mieux cerner la pensée de Rollinat qui est si peu habituelle et reste toujours étonnante.

Dans Les Bêtes (1911), nous retrouvons Rollinat fin observateur proche des animaux qu’il a tant de plaisir à décrire. Il peut être spirituel (p. 138), pathétique (p. 117 à 120). Les descriptions sont toujours attentives, mettant en scène de tout petits insectes : papillons (p. 13), sphinx (p. 17), chenilles (p. 21), guêpes (p. 25), fourmis, cirons (p. 33) ou des animaux plus ou moins familiers : lézards (p. 41), rats, chats (pp. 71, 101, 103), chiens (p. 115) dont l’émouvant poème sur la « Mort de Pistolet » (p. 113), les poissons (p. 145), les oiseaux (pp. 169, 171, 173, 181), volatiles (pp. 185, 191, 193). Le livre se termine par des ébauches de poèmes et de pensées ici rassemblées (pp. 209 à 222).

Dans Fin d’Œuvre (1919), après une préface de Gustave Geoffroy, des écrits de Rollinat sont réunis, ses dernières poésies dans le chapitre « Les Songes » (p. 43) où le pessimisme domine avec par exemple, « La Poussière » (p. 53), « L’abîme des larmes » (p. 55) en alternance avec la réflexion profonde dans « Le Juge » (p. 117), « L’Honnêteté » (p. 125) ou avec le frisson de la peur dans « Mort de peur » (p. 109). Dans une seconde partie, des « Poésies anciennes » (p. 135) sont assemblées comme « Le Ramasseur de bouts de cigare » (p. 137), « Les Charmes de l’Horreur » (p. 153), « Le Vin » (p. 155). Une autre partie est consacrée à huit poèmes d’Edgar Poe, traduits par Maurice Rollinat, puis des « Pages diverses » (p. 229) ensuite « Correspondance » où sont réunies des lettres à sa mère, à ses amis et relations dont Georges Lorin, Barbey d’Aurevilly, Léon Cladel, Fernand Maillaud... En final, est présenté le catalogue de l’œuvre musicale du poète.

N’oublions pas en effet que Maurice Rollinat a été durant sa jeunesse et toute sa vie, un musicien et un pianiste de talent. Il a été célèbre à Paris pour ses poèmes mais aussi sa musique et sa mise en scène théâtrale impressionnante. Comme l’avait remarqué Barbey d’Aurevilly : « Il était poète, comme tous les poètes, mais il était le grand diseur et le grand acteur de ses vers, comme il en était le musicien. » (Le Pays, 6 juillet 1883). Il a mis en musique de très nombreux poèmes. Cent trente-quatre partitions ont été publiées : un poème de Pierre Dupont, trois valses pour piano, dix-huit poésies de Baudelaire dont « L’invitation au voyage », « Harmonie du soir » ou « La Mort des pauvres », et cent douze poésies de lui dont « Les Corbeaux », « Chanson d’automne », « La Chanson de la perdrix grise » ou « La Mort des fougères ». Toutes ces mélodies ont été éditées chez Heugel et Cie.

Au vu de sa création musicale, nous comprenons que pour Maurice Rollinat, la musique est le complément indispensable de la composition poétique. Chacune faisant partie intégrante de l’autre pour dégager une force étonnante, pour mieux exprimer son œuvre rythmée, fantastique, vivante jusque dans le spleen et le morbide, et toujours très expressive dans la beauté de la nature à l’état pur.

Catherine Réault-Crosnier

 

Bibliographie :

Rollinat Maurice, Dans les Brandes, Librairie Sandoz et Fischbacher, Paris, 1877, 288 pages (1ère version)

Rollinat Maurice, Les Névroses, G. Charpentier, Paris, 1883, 399 pages

Rollinat Maurice, Dans les Brandes, poèmes et rondels, G. Charpentier, Paris, 1883, 281 pages (2ème version)

Rollinat Maurice, L’Abîme, poésies, G. Charpentier, Paris, 1886, 292 pages

Rollinat Maurice, La Nature, poésies, G. Charpentier et E. Fasquelle, Paris, 1892, 350 pages

Rollinat Maurice, Le Livre de la Nature, choix de poésies pour les enfants, Librairie Ch. Delagrave, Paris, 1893, 135 pages

Rollinat Maurice, Les Apparitions, G. Charpentier et E. Fasquelle, Paris, 1896, 310 pages

Rollinat Maurice, Paysages et Paysans, poésies, Bibliothèque Charpentier, E. Fasquelle, Paris, 1899, 332 pages

Rollinat Maurice, En errant, proses d’un solitaire, Bibliothèque Charpentier, E. Fasquelle, Paris, 1903, 325 pages

Rollinat Maurice, Ruminations, proses d’un solitaire, Bibliothèque Charpentier, E. Fasquelle, Paris, 1904, 296 pages

Rollinat Maurice, Les Bêtes, poésies, Bibliothèque Charpentier, E. Fasquelle, Paris, 1911, 234 pages

Rollinat Maurice, Fin d’Œuvre, Bibliothèque Charpentier, E. Fasquelle, Paris, 1919, 341 pages

 

Autres livres :

Miannay Régis, Maurice Rollinat, Poète et Musicien du Fantastique, imprimerie Badel, Châteauroux, 1981, 596 pages

 

 

L’ASSOCIATION DES AMIS DE MAURICE ROLLINAT

 

Ses buts, ses actions

L’association « Les amis de Maurice Rollinat » a pour but de perpétuer le souvenir de Maurice Rollinat (1846 – 1903), de faire connaître son œuvre, le caractère, la vie de ce poète-musicien, d’organiser en son honneur fêtes, réunions, conférences, causeries, d’entreprendre la réédition de ses ouvrages épuisés, en un mot de mettre en action tous les moyens pour honorer sa mémoire. (extrait des statuts de l’association)

Chaque troisième week-end de novembre, les adhérents et leurs amis se réunissent à Argenton-sur-Creuse, avec le samedi, une fin d’après-midi poétique, et le dimanche, l’assemblée générale, une conférence ayant un rapport avec Maurice Rollinat, et la remise du prix de poésie Maurice Rollinat. Dans le cadre du Printemps des poètes, une journée est organisée à Châteauroux, ville de sa naissance et de son enfance, avec le matin une visite en rapport avec Maurice Rollinat et une après-midi littéraire à la Médiathèque. D’autres manifestations littéraires peuvent être organisées en cours d’année, par exemple dans un endroit où Maurice Rollinat a vécu comme Fresselines. Les adhérents sont alors invités.

Chaque année, un bulletin (plus de 140 pages actuellement) paraît avec un compte rendu de ces journées, la conférence et la remise du prix Maurice Rollinat, des articles d’adhérents, des documents en relation avec cet auteur.

Un prix de poésie dans l’esprit de Maurice Rollinat est attribué chaque année ; le règlement est en ligne sur le présent site, sinon le président du jury, M. François Lacore (1, jardin Bouzignac, 37000 Tours, tél. : 02 47 20 67 98, courriel : francois.lacore@free.fr), peut vous l’envoyer en joignant une enveloppe timbrée à votre adresse lors de votre demande.

Pour la cotisation, il y a le choix entre la cotisation annuelle de 25 € pour la France, de 27 € pour les membres résidant à l’étranger, la cotisation de soutien à 31 €, la cotisation de membre bienfaiteur à partir de 35 € ou plus. Le bulletin d’adhésion et la cotisation sont à envoyer à la trésorière, Mme Louisette Caçao, 76, rue de la Saboterie, 37550 St-Avertin.

Siège social : Mairie d’Argenton-sur-Creuse, 36200 Argenton-sur-Creuse

Présidente : Catherine Réault-Crosnier, 54, rue du Docteur Ledouble – 37000 Tours, tél. : 02 47 61 43 08, courriel : cathregis.crosnier@aliceadsl.fr

Vice-présidents : Pierre Brunaud et François Lemaire (Limoges)

Secrétaire : Régis Crosnier, 54, rue du Docteur Ledouble – 37000 Tours, tél. : 02 47 61 43 08, courriel : cathregis.crosnier@aliceadsl.fr

Secrétaire-adjointe : Suzette Aupetit

Trésorière : Louisette Caçao, 76, rue de la Saboterie, 37550 St-Avertin, tél. : 02 47 28 79 63, courriel : michel.cacao@sfr.fr

Trésorier-adjoint : André Louis

 

Le bureau de l’association Les Amis de
  Maurice Rollinat, élu le 18 novembre 2012.

Le bureau de l’association « Les Amis de Maurice Rollinat » élu le 18 novembre 2012.
De gauche à droite : Mme Louisette Caçao, trésorière, M. Pierre Brunaud, vice-président, Mme Suzette Aupetit, secrétaire-adjointe,
M. Régis Crosnier, secrétaire, Mme Catherine Réault-Crosnier, présidente,
M. François Lemaire, vice-président et M. André Louis, trésorier-adjoint.

 

Historique de l’association

La première société des Amis de Maurice Rollinat fut créée par Jules Lévy, le 20 novembre 1925, à Paris. Dans les premiers objectifs figuraient le rachat de la maison de Maurice Rollinat, La Pouge à Fresselines, et l’ « installation » d’un monument à Châteauroux.

En 1926, l’association appose une plaque sur la maison natale de Maurice Rollinat, avenue de Déols à Châteauroux.

Émile Vinchon, auteur d’un livre sur Maurice Rollinat décide d’ériger un buste à Maurice Rollinat à Fresselines, fin 1937. Il fait appel pour cela aux souscripteurs publics et privés ; l’inauguration a lieu le 16 avril 1939. Le buste de Surtel est toujours en place devant La Pouge, après qu’il eut été caché par Émile Vinchon pendant la guerre.

Le comité de Maurice Dauray décide à son tour d’ériger un buste à Maurice Rollinat dans les jardins du Palais de justice à Châteauroux. Ce sera l’œuvre de G. Lorin ; il sera inauguré le 21 mai 1939. Ce buste sera emporté par les Allemands pendant la guerre au titre de la récupération des métaux.

Le 16 avril 1939, l’école de Fresselines est baptisée Maurice Rollinat ; à Châteauroux, le 21 mai 1939, une exposition de qualité sur Maurice Rollinat se tient à la Bibliothèque.

En 1950, a lieu à Châteauroux, la pose d’un nouveau buste dans les jardins du Palais de justice, œuvre de Des Gachons, lors d’une cérémonie présidée par Émile Vinchon qui rend hommage à Maurice Dauray décédé.

En 1945, juste après la guerre, Émile Vinchon relance l’association ; il est épaulé par Guy Vanhor, par Charles Blazy et par Jérémie Brunaud qui sera trésorier jusqu’en 1985.

À cette époque, Émile Vinchon prévoit trois prix : celui de poésie, un prix pour l’école de Fresselines – qu’il dote lui-même – récompensant un bon élève (on dote aussi le premier du canton au certificat d’études) et un prix pour le lycée Giraudoux de Châteauroux. Le premier prix de poésie sera décerné en 1946 à Amédée Carriat. La première présidente du jury est Mademoiselle Portier de Saint-Benoit pour très peu de temps, puis Guy Vanhor jusqu’à sa mort, en février 1969, puis Pierre Espil de 1969 à 1999, Jacqueline Delpy de 2000 à 2003, Marie-France Guerrier de 2004 à 2011, et maintenant François Lacore.

Émile Vinchon étant président jusqu’à sa mort en 1963, Georges Lubin lui succède jusqu’en 1978, puis Régis Miannay pendant trente ans et maintenant Catherine Réault-Crosnier depuis 2009.

Pierre Brunaud, vice-président de l’association

 

 

 

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